INSECURITE DANS LES CAMPUS SCOLAIRES AU CAMEROUN

vendredi 17 janvier 2020
par Administrateur FECASE
popularité : 1%

L’année scolaire en cours est en train de battre tous les recours en matière de violence dans les campus scolaires. Les enseignants et les responsables ne savent plus à quel saint se vouer. DES ENSEIGNANTS AGRESSES PAR DES PARENTS ET DES ELEVES Tout a commencé dans une école publique de la ville de Bafoussam au mois d’octobre quand un militaire débarque dans une salle de classe, tabasse copieusement une enseignante et repart tranquillement laissant la pauvre dans les pommes. Motif d’une telle humiliation ? L’enseignante aurait puni son enfant pour n’avoir pas fait son devoir. Un mois plus tard dans la ville de Douala, c’est encore un homme en tenue qui se jette cette fois sur la surveillante générale. Le bidasse n’a pas apprécié voir sa fille en retard exécuter la punition convenue à cet effet. Dans la même Région, mais à Pendja dans le département du Moungo, c’est au tour des élèves de rentrer dans la danse de l’humiliation des enseignants. Des élèves mettent à tabac le proviseur et violent sa fille devant lui. Les délinquants n’auraient pas apprécié la menace du chef d’établissement d’exclure les fumeurs de chanvre indien et autres drogués de l’institution scolaire. Deuxième semaine de la rentrée second trimestre, les événements virent au dramatique. Le 14 janvier au lycée de Nkol Bisson à Yaoundé, un élève poignarde son enseignant de mathématique qui succombe à ses blessures.Deux jours plus tard à Obala et à Mbalmayo, c’était le tour des élèves de faire les frais de la violence. Dans la première localité citée, un élève du lycée technique essaie d trancher la main de son camarade de classe, le corps médical réussira à rattraper la main en dehors du pouce. Dans la deuxième, c’est une élève qui poignarde son amant et camarade qui ne voulait plus d’elle.

BANALISATION DE LA VIOLENCE

Il faut dire ce sont là les cas les plus spectaculaires ; d’autres sont répertoriés chaque jour. Il faut y adjoindre les humiliations et autres intimidations diverses des autorités administratives. Les pouvoirs publics ne semblent nullement être émus par ce regain de violence. Aucune mesure forte n’a été prise pour donner un signal fort aux agresseurs. Il en serait allé tout autrement si c’était les enseignants qui étaient les agresseurs. Les punitions les plus sévères se seraient abattus sur les pauvres diables et leur médiatisation aurait atteint la saturation. Les enseignants camerounais paient là le prix de leur refus quasi instinctif de se syndiquer, affaiblissant ainsi les syndicats. Pris dans leur propre piège, ils accourent maintenant affolés vers les syndicats pour leur demander d’organiser la riposte. Ce n’est pas lorsque l’on rate le train qu’il faut mettre sa montre à l’heure.


Portfolio

JPEG - 39.8 ko JPEG - 60.1 ko JPEG - 37 ko JPEG - 40.1 ko

Navigation

Articles de la rubrique

Agenda

<<

2020

>>

<<

Août

>>

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
272829303112
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31123456
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois